CLIN D’ŒIL AU TAI CHI
Premiers abords du
Taijiquan
« - Etirer la colonne,
étirer la nuque vers le ciel.... »
« - Hé ! Julie !
Ton cou, ne t’allonge pas trop ! N’est-ce pas un peu comme Alice,.....au
pays des merveilles ? »
J : « - Peut-être
Gibert.....Vois-tu, les taoïstes ne parlaient-ils pas de l’énergie
primordiale comme d’une énergie suprême ? Une sorte de monde illimité.
Une source primordiale, merveilleuse.... ? »
G : « - C’était leur
rêve ? »
J : « - Pas qu’un
rêve, à lui seul, il n’aurait pu survivre au travers des âges. Alors
disons...un ressenti ? Essaie de ressentir Gilbert. Il n’y a pas que les
Arts Externes dans les Arts Martiaux mais aussi les Arts Internes, une autre
facette à découvrir. Tu m’accompagnes ? »
G : « - Oui pourquoi
pas. Que fais-tu Julie ? »
J :
« - Les premiers mouvements du Taijiquan. Ecoute les professeurs, ils se
sont effacés derrière la matière pour lui donner vie. Ils ont disparu
derrière elle. L’important n’est pas eux mais elle. »
G : -« Ah, on peut
comme cela disparaître ? »
J : « - Mais
non ! C’est quand on ne paraît pas que l’on est ! ETRE, tout est là. Tu verras cela un peu à la
fois. D’abord les postures dit le maître. Unir le ciel et la terre. Les mains
à hauteur des épaules... »
G : « - Monter,
descendre, respirer....Je fais la balle Julie ? »
J : « - Non pas
encore totalement. Fais le vide. Détends ton corps, respire-le. Etire-le
doucement. Il veut bien ? »
G : « - Pas tout à fait. Je me sens un peu
gauche.... »
J : « - Sens tes
mains, mets y de la douceur. AXE !
- Place ton corps autour de lui. RACINES ! - Apprendre à les
connaître (les professeurs t’en feront part).
ESPACE ! - Glisse-toi dans son vide. Laisse toi aller. Cela va
mieux ? Tu sens ? Cela se
déplace. »
G : « - Quoi
Julie ? »
J : « - L’énergie,
l’espace. Là où va l’énergie, elle
laisse derrière elle un vide. Gonfler ! Expirer ! Vide !
...Détente. Prenons la balle
maintenant. Position de l’arbre. Immobile.....Immobile encore.... »
G : « - Julie cela
fait mal. »
J : « - Ben oui
Gilbert, moi aussi. Ne bouge pas Gilbert, le professeur veut que tu
travailles....heu, que nous travaillions. Pourquoi ces positions ? Ces
chinois, ils y avaient un secret tu penses ? Aie, cela tire dans les
bras. »
G : « - Je n’en peux
plus Julie. Mes jambes....tout est coincé... »
J : « - Pense à autre
chose, une autre partie du corps par exemple. Sans bouger, tends là et
détends la. Tu y vois une différence ? Maintenant, respire cette partie
de ton corps,......encore,......encore. Je pense qu’elle se
détend,...Hum ? »
G : « - Et bien....pas
trop. Je..... Oh !
Stop ! .... « - Stop » a dit le maître. Ouf !
C’est une torture chinoise ce que nous faisons ? Line c’est drôle, il dit d’habiter les
parties de son corps. On n’y est donc pas ? »
J : « - Faisons autrement
Gilbert. Faisons TOUT , justement, comme si nous n’y étions pas. Comme si nous n’y étions pas. Et
laisse vivre tes impressions. Nous allons les guider. »
G : « - Mais j’y suis, dedans. Cela fait
20 minutes maintenant bon Dieu ! »
J : « - Ah oui ?
Sans doute pas tout à fait bien encore. Viens on va faire autre chose.
Quelques mouvements ? Le
maître a décortiqué ses enchaînements en mouvements
isolés. Faisons en quelques
uns. Pénètre les lentement. - « Mouvoir les mains comme
les nuages » - Tu
vois dans l’Art Externe ce que c’est ? »
G : « - Bloquer,
dévier, revers au visage.... Percuter, rentrer. »
J : « - Oui, c’est
cela. Maintenant, en douceur. Dévier, récupérer l’énergie de l’adversaire,
lui transmettre la sienne. Fait le mouvement dans le vide. »
G : « - Il n’y a pas
d’adversaire Julie mais c’est comme si je le sens. »
J : « - Quand une
main s’abaisse, l’autre s’élève. Tourner le corps. Axe. De l’autre côté. Pas
d’interruption. Le mouvement coule. »
G : « - Je ne sais
plus quelle main prend de l’importance. Cela se mélange. »
J : « - Laisse
continuer... »
G : « - Où mettre mon
intention ? La main qui frappe, qui s’abaisse,....dans le passage de
l’autre côté... C’est difficile. Et
maintenant, que fais-tu Line ? Avec les pieds ? Se déplacer encore.
Mouvoir tout ce corps... Je ne peux pas. Tout est mélangé...Je ne pense même
plus à mon adversaire. »
J : « -
Doucement....lentement... Déplacer son énergie. On dit que lorsque l’énergie
bouge, l’intention bouge. Tu ne vois plus ton adversaire n’est-ce pas ?
L’énergie et le mouvement bougent dans ton corps. Maintenant découvre ton
intention. »
G : « - Je ne peux
pas. C’est trop en même temps. »
J : « - Doucement...
Intégrer dit le maître. Absorber dans le corps. Couler les gestes. Ce mouvement
n’est-il pas céleste ? Récupérer, transférer, vide......
Equilibre. »
G : « - Je me sens
diffus. »
J : « - Oui, cela
s’enchaîne. Cela t’étire dans l’espace. Encore.... Est-ce un rêve ? »
G : « - Non Julie, du
tout. Je me sens comme dans un train couchette la nuit, le corps qui s’étire
dans les tournants. »
J : « - Ah,...ce
monde matériel.... »
Linéa
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