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Arrivée à Juba
Après
300km par route, arrivée à Juba. C.Blomme
nous dit : « Température d’enfer. Un vent brûlant vous brûle la
figure et dessèche les lèvres et la gorge. Nous sommes cantonnés dans des
maisons de briques avec électricité, eau courante potable, douches. A Juba, il y a un grand poste de T.S.F.,
station d’électricité, station d’épuration des eaux du Nil. 3 cas
de variole s’étant déclaré tout le monde est revacciné. » (les militaires ont déjà été
prémunis contre la fièvre jaune, le typhus et la dysenterie). Juba – Malakal Le 12
février, passage du Nil sur un ponton à vapeur. C.Blomme :
« Le long du Nil, éléphants, antilopes, bétail, crocodiles et
hippopotames. Le Nil regorge de poissons. Le troisième jour, les rives ne
sont plus que d’immenses plaines recouvertes de papyrus. Partout d’énormes feux
de brousse.
Les
indigènes mêlés qu’on voit en général tout nus, se promènent en balançant
fièrement leur membres viril long souvent de 20cm. Les femmes portent en
général quelques loques. Presque tous se recouvrent d’une couche de cendre,
contre les mouches paraît-il. Race Dinka et Shelluck. (dankas ou DINKAS et
les chilouks ou CHILLOUKS). Il
paraît aussi que les toutes jeunes vierges sont toutes nues. Quand elles sont
promises, elles portent un tout petit pagne, et une fois mariées, elles
s’habillent tout à fait. Leurs loques ne sont jamais lavées. Elles les
portent jusqu’à usure complète. On ne voit aucune plantation. Dans 2 postes,
quelques ballots de coton. Les
indigènes se nourrissent de sang et de lait et de poissons. Ils saignent le
bétail mais le tuent rarement. »
Le 15
février : les véhicules atteignent la rive sud de la Sobat, affluent du
Nil. (30 km de Malaka)l. Passage
rapide de la colonne sur la bac qui permet le transport de 4 camions par
voyage.
Brousmiche :
« A titre documentaire, nous formons actuellement le BCS2, soit notre
bataillon et ses services dont les 5 à 600 porteurs militarisés, tandis que
notre personnel d’installation à Juba avait été baptisé BCS »1. Le 19
février, de nuit : arrivée à Malakal.
Chef lieu de district très important à mi-chemin entre Juba et
Karthoum. A
Malakal, la population native citées ci-dessus mais aussi des commerçants
arabes au total mépris du respect humain. Ils paraissent s’abstraire
totalement des activités qui les entourent ! Et ensuite, aussi une classe de fonctionnaires composés
d’Egyptiens vêtus à l’européenne.
Le Col.
Johnson du 6ème régiment de KAR britannique prépare la suite de
l’offensive (Kurmuck vient d’être prise par les Britanniques). Il y a un
défilé et revue en son honneur. Et notre
départ (en bateau) vient d’être décidé pour Melut : pour une mission
défensive : Après Malakal,
les rives changent d’aspect pour laisser apparaître des plaines avec quelques
bosquets et du bétail. Arrivée
à Melut le
lendemain (21 février). Déchargement et installation des tentes. Repas
varié au déjeuner, pain : du Klissoura (comme d’énormes crêpes très
fines et roulée, faites de farine de millet ou de sorgho. Puis café turc. Un
vent glacial souffle la nuit jusqu’à l’aube, pour souffler sec et brûlant le
jour. Pour nous abriter, nous entourons
nos tentes de grandes nattes d’herbes sèches. Les ardeurs du soleil transforment ce pays en une véritable
étuve ! On ne commence à respirer qu’à la tombée du jour. Nous
avons organisé à la grande satisfaction des soldats, des bains dans le fleuve…..Nous
sommes bien conscients que les crocodiles pullulent…aussi commençons-nous
toujours par nettoyer l’emplacement choisi en lançant une ou deux grenades au
centre et à chaque extrémités.
Le 25
février : Nous nous sommes tous rasé le crâne ! Quel spectacle que
toutes ces têtes tondues…Inutile de préciser que de telle innovations ne
peuvent germer que dans le cerveau de Van Fleteren toujours à l’affût de ce
genre de plaisanteries ! Enfin de compte, cela devrait nous mettre à
l’abri des assauts de la vermine. Le Lt
Van Fleteren, commandant de la 3ème Cie : J.Junior
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