Inspiration d’Afrique

 

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Préparation des troupes pour le départ vers l’Abyssinie

 

Philippe Brousmiche dans son livre « Bortaï » nous parle de sa première étape à Kisangani. Le premier camp d’entraînement des troupes est appelé le « Camp des éléphants » (utilisation d’éléphants par les services publiques).

 

Quand au second camp, le Lieutenant Carlo Blomme qui a pris une grande partie des photos figurant dans mes fichiers, nous date sa photo de Noël 1940 : c’est le « camp du pangolin » à Watsa (150 km de la frontière du Congo). Les troupes y restèrent un total de 8 mois. Camp caractérisé par les marais et les incendies fréquentes.

 

 

(Photo donnée par JP Debels : le Major Offerman et son adjoint au Xième bataillon, le Lt Carlo Blomme)

 

Je profite de cette photo pour faire une parenthèse sur l’équipement des militaires en 1941 à la Force Publique : le fameux casque colonial, le capitula, les fez pour la troupe et ce qui me frappe le plus, c’est encore toujours l’emploi des bandes molletières.

 

   

 

Voici un site qui en parle et détaille la façon correcte de les mettre :  http://lepoiludelamarne.free.fr/punbb/viewtopic.php?id=1489

 

Extrait anecdotique du livre « L’histoire de France de 1789 à nos jours » : ..au sujet de l’équipement du soldat français en 1915 : … : « Cet uniforme comporte un élément singulier qui a irrité des générations de militaires tant son utilisation peut être malaisée : les bandes molletières !  Ce sont des bandes de drap dont il faut entourer les mollets, en serrant juste assez pour que l’ensemble ne tombe pas en accordéon sur les chevilles, ralentissant marches et manœuvres !  Elles resteront en usage jusqu’au début de la Seconde Guerre mondiale où elles seront remplacées non par des bottes, mais par des guêtres. »

 

 

Février 1941 : le Camp des Chefs à Faradje :

 

A ce camp se rejoignent et se forment les régiments pour le départ. Le Vème et le XIème vont s’y entraîner sous les vents brûlants en provenance du Nil.

 

Ici ils ont créer ensemble la devise des troupes d’Abyssinie : « Comme il se doit » !

Devise_du_bataillon.htm

 

 

Photos données par JP Debels : « L’adieu du XIème bataillon au Congo » – fév.1941)

 

 

 

Les conditions climatiques de l’Abyssinie

 

Entre la frontière du Congo et Assossa, il y a 750 km de plaine inondée pendant les crues du Nil Blanc et ses affluents.

 

En saison sèche, le sol est recouvert de papyrus et d’herbes courtes – le sol est noir et crevassé. Le tout se transformant en marécages sous la pluie rend le pays inhabitable (sauf en bord des cours d’eau et au pied du plateau éthiopien).

 

Le plateau éthiopien  se dresse brusquement à 1000m (il fait 1500 à 1800 m d’altitude) et grâce à l’élévation, il offre un climat agréable et fertile.

 

Température à Malakal : 39° à l’ombre et à Gambela : 45° à l’ombre et 65° au soleil.

 

Extrait :  « Les indigènes ne s’habillent que de colliers et …de lances ; parfois, pour les jours de fête, ils s’enduisent de peinture rouge, c’est leur costume de gala.

 

A cette température déprimante s’ajoutent : le jour, l’agacement produit par des nuées de mouches agressives ; la nuit, le danger des innombrables moustiques. En période sèche, il n’y a pas d’eau, sauf le long des rivières et celui qui se perd dans la plaine, meurt déshydraté.   »

 

Les III tronçons de communication :

 

  • Route du Congo jusqu’à Juba sur le Nil : praticable toute l’année.
  • Le tronçon Juba à Malakal :  par le Nil toute l’année ou par la route seulement entre le 15 janvier et le 15 avril.
  • Le tronçon Malakal à Gambella : par le rivières Sobat et Baro, de mi-juin à fin octobre.  Et par la route : uniquement praticable du 1er février au 30 avril.

 

Les dates de déroulement de la campagne d’Abyssinie se déroulent de janvier 1941 au mois de juillet. Par conséquent, le lecteur doit tenir à l’œil que les troupes seront coupées de leur logistique et de toute aide, durant mai à mi-juin. Ce qui a considérablement influé sur le déroulement des opérations et le moral des troupes.

 

Le 6 février, la nuit c’est le grand départ vers Juba, la première base belge distante de 700 km de Malakal. C’est la saison sèche.

 

 

 

J.Junior

 

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BCS_trajets_cartes_Abyssinie.htm

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Création mai 2007